Les élections apportent-elles plus de démocratie au Congo?

Le 28 novembre 2011, furent organisées pour la deuxième fois en plus de quarante ans des élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo. Le fait que le président en exercice Joseph Kabila voulait organiser les élections avant la fin de sa présidence, le 6 décembre 2011, et que le Congo voulait lui-même financer et organiser en grande partie ce processus, a été considéré comme un pas en avant.

Au début, l’engouement était perceptible dans la communauté internationale, qui avait en masse soutenu les élections historiques de 2006. Mais au cours du processus électoral, il fut très rapidement clair que ces élections seraient peu crédibles. Ceci jetait un froid sur l’enthousiasme de nombreux protagonistes nationaux et internationaux.

Dans les années passées, les processus électoraux sur le continent africain se sont souvent déroulés de façon problématique. Les élections récentes en Afrique centrale (le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda) ou dans des pays comme la Côte-d’Ivoire, le Zimbabwe et le Kenya l’illustrent. Dans ces états, des élections ne servaient pas pour rendre possible un changement de pouvoir, mais elles étaient plutôt un moyen utilisé par le régime régnant pour légitimer son pouvoir. Le processus électoral récent en Rd Congo ne déroge point à cette règle.

Ce constat soulève des questions fondamentales. Est-ce que notre définition de la démocratie, notamment un système multipartite avec des élections libres et crédibles à intervalles réguliers, correspond-t-elle comme système à l’histoire africaine, ses traditions et sociétés ? N’est-ce point un concept artificiel occidental qui a été imposé aux états africains ? Est-ce que les états africains ne bénéficieraient-ils pas plus d’un modèle démocratique qui est plus cadré sur l’idée du consensus ? Ce sont des questions pertinentes qui requièrent plus de recherche. Mais nous ne les aborderons pas dans ce paper. Nous sommes d’avis que des discussions fondamentales à ce sujet sont seulement crédibles, si des politiciens africains, des diplômés et des représentants de la société civile les mènent.

Nous essayons cependant de répondre aux questions suivantes: qu’entendons nous par ‘démocratie’? Les élections récentes au Congo ont-elles abouti à plus de démocratie dans le pays? Comment des partenaires internationaux comme la Belgique se sont-ils engagés? Que doivent faire les communautés congolaise et internationale afin que des élections en République Démocratique du Congo contribuent de façon durable au processus de démocratisation ? Etant donné que nous supposons qu’une démocratie de multipartisme représentatif peut fonctionner en Afrique, nous faisons premièrement une brève analyse théorique du concept ‘démocratie’.

Ensuite, nous parcourons le récent processus électoral au Congo et nous commenterons le rôle dans ce processus de la communauté
internationale, notamment de la Belgique. Et enfin, nous appliquerons le cadre théorique sur les élections congolaises pour conclure si elles ont contribué au processus de démocratisation.

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